Du concret contre les nuisances lumineuses !

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Dans un objectif d’économies d’énergies et de protection de la santé et de la biodiversité, un arrêté a été publié en décembre dernier, en complément des mesures déjà prises en 2013, en vue de lutter contre la pollution lumineuse.
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La lutte contre les nuisances lumineuses est une mesure à la fois économique et écologique ; en plus de s’attaquer à une surconsommation inutile d’électricité (sources trop nombreuses et mal élaborées, matériels dépassés et énergivores), il s’agit également de combattre les conséquences reconnues sur la santé humaine, la faune (migration des oiseaux, alimentation …), la végétation, les écosystèmes etc.

Bien que les lois Grenelle 1 et 2 (en 2009 et 2010) prévoyaient des mesures contre la pollution lumineuse et ses conséquences, celles-ci n’ont été que peu ou pas suivies, notamment en raison de l’absence d’arrêtés qui n’ont jamais été pris par l’Etat. En 2018, le Conseil d’Etat a condamné l’Etat français en raison de cette carence.

Le nouvel arrêté du 27 décembre dernier, qui vient compléter un arrêté de 2013, prévoit :

  • Des mesures relatives aux plages horaires durant lesquelles les lumières doivent être éteintes,
  • Des normes techniques (température de couleur, répartition de la lumière etc.) ;
  • Une notion de contrôle pour les gestionnaires de parcs de luminaires qui devront désormais pouvoir justifier de la conformité de leurs installations.

Un second arrêté dresse une liste de onze sites d’observation astronomiques qui doivent désormais être protégés de la lumière nocturne. Toutes les nouvelles installations devront être conformes à partir du 1er janvier 2020.

Au-delà de ces mesures contraignantes, des solutions sont également proposées par des acteurs privés : en entreprise française a créé un module intelligent qui, ajouté à un lampadaire, lui permet de détecter les mouvements et d’adapter la puissance de la lumière qu’il va diffuser.